Autisme en Loire Atlantique : Le scandale sanitaire !

Publié le par OverBlog

Que la France ait déclaré l’autisme "Grande Cause Nationale 2012" ne peut suffire à dissimuler le fait que notre pays se complait à continuer de traiter bien mal les personnes porteuses de ce handicap et leurs proches.

 

C’est le cas de nombreuses familles de la région de St Nazaire, Pornic et de la Brière qui sont dans l’attente que leurs enfants Autistes puissent avoir accès aux soins adaptés auxquels ils ont droit.


Pourtant une  structure spécialisée publique existe déjà dans la région. Il s’agit du Sessad Autisme de St Brévin les Pins homologué pour la prise en charge et l’accompagnement de 30 enfants autistes. Seulement voilà, cette structure bénéficie d’un financement ne permettant que la prise en charge de dix enfants et pour seulement quelques heures par semaine.


Le Sessad Autisme de Saint Brévin les Pins est un service public de soins pouvant intervenir à domicile ou au sein d’établissements scolaires. Il est financé par l’Agence Régional de Santé (ARS) et géré par le conseil général de Loire Atlantique. Le Sessad de Saint Brévin le Pins est la seule structure publique du département à actuellement employer les méthodes comportementales éducatives recommandées par la Haute Autorité de la Santé pour la prise en charge de l'autisme.

 

Malgré les notifications de prise en charge par le Sessad accordées par la ‘’Maison départementale des personnes handicapées’’ aux familles, la plupart des enfants se retrouvent sur liste d’attente avec quasiment aucun espoir d’être un jour pris en charge (une place de Sessad se libère en moyenne tous les deux ans et demi. Cela signifie qu’un enfant placé seulement cinquième sur la liste d’attente devra attendre 13 longues années avant d’obtenir une place !)


C’est dans ce contexte que les familles viennent de décider de s’unir au sein d’un collectif (Collectif des Enfants Autistes de L’estuaire) pour rappeler aux pouvoirs publics que le droit de ces enfants à bénéficier d’une prise en charge n’est pas quelque chose d’optionnel au grès des arbitrages budgétaires ou des ambitions personnelles d’un tel ou d’une telle, mais un droit fondamental et inaliénable.


Ce droit a d’ailleurs été rappelé récemment par le Conseil d’Etat (mai 2011) en précisant qu’en termes de prise en charge des personnes autistes les pouvoirs publics avaient une obligation de résultat.

 

Aussi, le Collectif des Enfants Autistes de L’Estuaire demande à ce que les pouvoirs publics débloquent immédiatement les moyens nécessaires pour que la totalité des enfants actuellement sur la liste d’attente puisse être pris ne charge au plus vite.


Le collectif demande également que chaque enfant pris en charge puisse bénéficier d’au moins six heures d’accompagnement par semaine et non pas seulement deux à trois heures comme actuellement.


Enfin le Collectif souhaite s’adresser plus particulièrement à Madame Desaulle, Directrice Générale de L’ARS des Pays de la Loire. Malgré avoir déjà été interpellé par des parents et par le Défenseur des Droits, elle s'obstine pour le moment à ne pas prendre les décisions qui pourtant s’imposent à elle. Le Collectif lui demande instamment de sortir de son « Autisme Simulé », de tenir compte de la situation catastrophique des « Vrais Autistes », et de prendre ses responsabilités !

 


Exemple de réponse de L'ARS interpellé par des Parents en mars 2011 :

Lettre ARS Juillet 2011

NB : Les 24 Places de Sessad ouvertes en 2011 dont l'ARS parle dans ce courrier ont toutes été ouvertes sur l'agglomération Nantaise  (Oubliant ainsi les besoins sur les autres territoires du département), et ont été attribuée  à des structures ne prenant pas en charge les enfants autistes.

Pour rappel L'ARS de Loire Atlantique se définie elle même dans les termes suivants :

 "L’Agence régionale de santé a pour mission de mettre en place la politique de santé dans la région. Elle est compétente sur le champ de la santé dans sa globalité, de la prévention aux soins, à l’accompagnement médico-social. Son organisation s’appuie sur un projet de santé élaboré en concertation avec l’ensemble des professionnels et des usagers, dans un souci d’efficacité et de transparence."

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